Se déplacer en Tunisie
Par Thomas BURY le dimanche 3 mai 2009, 14 h 26 - Sorties et voyages - Lien permanent
Ce billet est le premier d’une liste d’articles sur mon expérience en Tunisie. En effet, je suis parti quelques temps dans ce beau pays pour raisons professionnelles (mon premier voyage en Afrique !), à la nuance près que je ne rentrais pas le weekend.
Voici donc, pour commencer, quelques informations sur les transports vers, depuis et en Tunisie.
En ce qui me concerne, j’ai volé vers la Tunisie avec la compagnie nationale, Tunisair. Il faut savoir que le ciel tunisien n’est pas encore ouvert, c’est-à-dire que toutes les compagnies ne peuvent pas y assurer de liaison régulière. Par exemple, point d’EasyJet ! En revanche, pas de souci avec les charters, la Tunisie les accueille tous, et même des avions de compagnies interdites en Europe… Je reviendrai plus tard sur ce « tourisme de masse » façon « Les Bronzés » qu’accueille la Tunisie.
Le service est correct sur Tunisair, pas forcément d’une amabilité à toute épreuve mais « dans la moyenne » disons. Bon point en revanche, le programme de fidélité est intéressant : avec les bonus de bienvenue, un aller-retour Paris-Tunis pourra vous offrir un aller-retour Nice-Tunis (évidemment, ça m’intéresse plus que quiconque puisque ma famille se trouve sur la Côte d’Azur). Encore faut-il qu’on vous crédite les points — pour ma part, j’ai une dent contre l’hôtesse de l’aéroport qui n’a pas saisi mon numéro de carte, et va m’obliger à faire une réclamation…
Passons maintenant aux transports « intérieurs ». La location de voiture est, parait-il, assez chère, et vous pouvez être sûr qu’avec une voiture louée (identifiable par sa plaque d’immatriculation bleue) le prochain contrôle de police est pour vous…
Les taxis, de couleur jaune, sont très bons marchés, les courses les plus courantes n’excèderont pas l’équivalent de trois euros. Néanmoins, le touriste aura très vite fait d’être arnaqué s’il ne prend pas quelques précautions utiles, dont celle de vérifier que le compteur est bien mis en marche lorsqu’il monte dans le véhicule.
Il faut savoir que les taxis sont tous numérotés bien visiblement sur leur toit. A gauche de ce numéro, deux nombres sont écrits en petit, celui du bas indique le mode de tarification. Si c’est 01, c’est la tarification au compteur, et donc pas question que le chauffeur vous propose un quelconque « forfait » (souvent dix ou vingt dinars, soit cinq à dix euros environ), comme cela nous est arrivés. Dans ce cas oubliez-le, de toute façon vous devriez trouver bien vite un autre taxi, il y a parfois une proportion de deux taxis pour une voiture personnelle dans la rue.
Dernier point sur les taxis : de nuit, un taxi libre est indiqué par une lumière rouge en bas à droite du pare-brise, alors qu’un taxi occupé a une lumière verte — un peu déconcertant au début !
Autre moyen de transport intéressant, mais pour les plus longues distances cette fois : le louage, i.e. le partage d’un taxi-van. En effet, les taxis n’ont pas le droit de sortir de leur gouvernorat, et si l’un vous le propose, refusez catégoriquement, surtout qu’il vous le fera payer à un tarif prohibitif comparé à celui du louage.
Durant mon séjour, j’ai eu quatre fois recours au louage, pour un aller-retour Tunis-Hammamet et un autre Tunis-Monastir. Les taxis connaissent les différentes stations de louage d’où vous pourrez partir, donc indiquez à votre taxi votre destination finale pour qu’il détermine à quelle station vous amener.
Néanmoins, là encore, attention arnaque : dans la station de louage, tout le monde voudra vous faire monter dans son van. Il ne faut ainsi pas répondre à la question « où allez-vous ? », mais plutôt poser cette même question aux chauffeurs. Sinon, vous risqueriez de vous retrouver dans la ville d’à-côté… (J’ai donné !)
Le tarif est imbattable — de l’ordre de quatre euros pour les 160 kilomètres qui séparent Tunis de Monastir. Néanmoins, mieux vaut ne pas voir ce que fait le chauffeur pendant le trajet. Le pied au plancher en permanence, même sous une pluie battante, tout en fumant une cigarette de la main gauche, en tapant un SMS de la main droite, et en draguant sa voisine de siège (véridique !). Et, comme dans les taxis et toutes les voitures en général, pas de ceinture à l’arrière…
Ça passe ou ça casse en fait. Et ne cherchez pas à voir s’il est en train de battre le record de vitesse sur autoroute, l’aiguille de l’indicateur de vitesse est souvent cassée et indique zéro en permanence.
Voilà pour ce premier volet de mon expérience tunisienne, j’espère qu’elle sera utile à certains lecteurs. Prochain billet (sûrement moins prolixe) : les hôtels en Tunisie.

