Les hôtels en Tunisie
Par Thomas BURY le vendredi 8 mai 2009, 16 h 43 - Sorties et voyages - Lien permanent
Ou plutôt devrais-je appeler ce billet « les hôtels-clubs en Tunisie ». En effet, j’ai en tout passé cinq nuits à l’hôtel pendant mon séjour, et toutes étaient dans un hôtel-club.
Quand je parle d’hôtel-club, c’est le genre club de vacances avec animations et buffets à volonté. Comme dans les Bronzés, sauf que les cases sont ici remplacées par des chambres d’hôtel.
A mon arrivée en Tunisie, j’ai été logé trois nuits « en dépannage » (i.e. en attendant qu’on nous trouve un appartement) à l’hôtel Phébus de Gammarth, au Nord-Est de Tunis. Les photos sont aguicheuses, la réalité en est malheureusement assez éloignée… Moquette décollée et tachée dans les couloirs, cadres et miroirs fixés de travers, rideaux à moitié décrochés, problèmes de propreté et matelas semblables à une planche en bois. Voilà pour les chambres, qui cependant étaient immenses.
La nourriture est du même niveau : le buffet du soir se compose d’entrées dont la fraîcheur laisse à désirer, de plats qui baignent dans l’huile et de desserts ultrachimiques. Pour 18 dinars hors boissons (entre neuf et dix euros), c’est cher, comme nous le verrons dans un prochain billet sur les restaurants. On ne pouvait pas s’attendre à un miracle au petit-déjeuner : charcuterie pleine de gras, crêpes à l’huile et « viennoiseries » se résumant à des bouts de pâtes feuilletées recouvertes de sirop incolore mais qui colle aux doigts. Le jus de fruits était un mélange coloré d’eau (que j’évalue à 10 % du volume) et de sucre (évalué à 90 %). Diabétiques s’abstenir. Le tout à déguster sur des nappes sales, à boire dans des verres pas lavés, et dans une salle avec ambiance cantine de maison de retraite (lumière blafarde émise par les néons au plafond, etc.).
Enfin, les animations n’étaient pas au rendez-vous, mais peut-être était-ce parce que nous étions hors saison. Le seul point d’intérêt est le billard unique qui trône dans l’immense hall de réception, mais qui est pris d’assaut. D’autre part, des bornes Wifi sont installées dans chaque recoin, mais impossible d’obtenir la connexion — et ce n’est visiblement pas faute d’acharnement, nous avons vu un touriste se balader tous les soirs dans les couloirs avec le portable sur les bras…
Si toutefois vous venez en voyage organisé, comme ce groupe de quinquagénaires allemandes que nous avons vu, vous aurez le privilège d’avoir un animateur attitré qui vous proposera des animations de qualité. Au programme, ce soir-là, pour nos chères célibataires ultra-rhinoises, il s’agissait de rattraper dans sa boîte une balle de tennis lancée par l’animateur. Elles y sont toutes passées à tour de rôle…
En journée il y a la piscine — parait-il squattée par des locaux — et l’immense plage concomitante à l’hôtel. Mais il faisait un peu froid à cette période, et l’hôtel étant à une demie-heure de route de Tunis on se demande bien comment les visiteurs du Phébus occupaient leurs journées. Une option tout de même : la thalassothérapie, mais qui était proposée à un prix élevé.
Je vous rassure, tous les hôtels tunisiens ne sont pas comme cela — même si on doit avoir plus d’une chance sur deux de tomber sur ce genre d’établissement.
Le second hôtel de mon séjour était bien mieux. Il s’agissait de l’Iberostar Belisaire à Yasmine Hammamet (je reviendrai sur ce lieu prochainement). Déjà, c’était un hôtel de chaîne européenne et donc c’était mieux parti. Et puis le prix était moins « cassé » que dans certains de ses voisins. Juste à côté par exemple, l’hôtel El Olf faisait bien triste mine.
Les locaux étaient beaux, clairs, propres. Les chambres très correctes, avec un lit agréable et une salle de bain confortable (les deux adjectifs peuvent être intervertis). Mais de toute façon la propreté fait déjà beaucoup. Pour le repas, il ne fallait évidemment pas s’attendre à de la haute cuisine, mais c’était correct. Le buffet était beaucoup plus varié qu’au Phébus (même si la fréquentation était bien moins importante dans ce dernier), et bon. De l’ordre d’une dizaine de plats proposés. Même chose pour le petit-déjeuner : c’était très correct.
Pour l’animation, c’était aussi mieux, avec des petits spectacles tous les soirs, et plus de choix dans les jeux d’arcades (billard, shufflepuck — plus connu sous le nom de « palets », flippers, jeux vidéos…). En journée, il y a le choix entre la thalassothérapie (dont je n’ai pas eu plus d’informations), l’une des deux belles piscines, la plage toute proche, ou encore un petit tour à Yasmine Hammamet, à une dizaine de minutes à pied.
Pour réserver les hôtels, le mieux est de s’adresser à une agence tunisienne, qui proposera des prix adaptés au niveau de vie des Tunisiens (le SMIC étant à moins de 140 euros pour 48 heures hebdomadaires !). Par exemple, nous avions réservé avec TravelToDo pour le second hôtel, et avons payé environ 35 euros la nuit en chambre single avec demie-pension et le week-end, alors que nous venions d’entrer dans la moyenne saison.






Commentaires
merci pour ce joli articte
juste une précision si seulement les diabète et leur entourage etait très bien informé et apliquer rigoureusement leur régime beaucoups de porbème dont souffert les diabétiques seront évités