Le Prater de Vienne

Après notre visite du parc d’attractions du Monte Igueldo, remontons encore le temps et penchons-nous aujourd’hui sur le Prater de Vienne.

Ce grand parc a été dédié aux plaisirs des Autrichiens dès 1766 et c’est à la fin du XIXe siècle que se sont installées les premières attractions dans le sens où nous l’entendons aujourd’hui, dont la plus célèbre de toutes : la Wiener Riesenrad, une grande roue qui a visiblement connu une popularité immense grâce au film Le Troisième Homme et qui est l’un des principaux symboles de la capitale autrichienne. Mais nous y reviendrons plus loin.

Pour accéder au Prater, les plus pressés descendront à la station Praterstern sur les lignes de métro U1 et U2, ce qui leur permettra d’accéder immédiatement aux attractions. Mais il est bien plus agréable de descendre au terminus de la ligne de tram n° 1 (Prater Hauptallee), une ligne de tram qui réalise par ailleurs les trois-quarts du trajet du Vienna Ring Tram pour le prix d’un ticket normal. Une petite promenade à pied (environ 3 kilomètres si l’on prend le chemin le plus direct) vous mènera à la Lusthaus (« maison de plaisirs »), dont la forme actuelle date quasiment de l’ouverture du Prater au public. Vous pourrez alors faire demi-tour et marcher jusqu’au carrefour du stade Ernst Happel où vous pourrez prendre le petit train Liliputbahn.

Le Prater en 1794 (source : http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Prater-1794-Ziegler.jpg)Un cours d'eau dans le parc du Prater (source : http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Heustadlwasser_Vienna_Prater.jpg)La Lusthaus (source : http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Lusthauswien.jpg)La Lusthaus en 1814 (source : http://commons.wikimedia.org/wiki/File:LusthausPrater1814.JPG)

Pour un prix modique, ce petit train vous mènera à toute allure et à travers les bois jusqu’au parc d’attractions (station Prater Hauptbahnhof) situé à 2 kilomètres de là. Avec un peu de chance (une sur trois très exactement), la locomotive sera l’une des originales, à vapeur, et vous vivrez ou revivrez alors les plaisirs enfumés des trajets d’antan. Sinon il faudra vous contenter de respirer les vapeurs d’essence, ce qui — avouons-le — est moins sympathique et moins original. Le création de ce petit train remonte à 1928 mais, comme toutes les attractions du Prater, il a payé un lourd tribut à la Seconde Guerre Mondiale et a dû être partiellement reconstruit pour reprendre son activité à la fin des années 1940. La Wiener Riesenrad a dû, elle, être entièrement reconstruite d’après les plans d’origine — la seule différence ayant été la suppression d’une cabine sur deux ; elles ne sont plus que 15 désormais.

Une locomotive à vapeur fumante du Liliputbahn (source : http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Liliputbahn_Da1_001.jpg)Un train diesel du Liliputbahn à la station Rotunde (source : http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Liliputbahn_Rotunde_5.JPG)

À votre arrivée à la Prater Hauptbahnhof, vous serez à proximité immédiate de la grande roue ; il est donc temps de la visiter et de débourser jusqu’à 9 euros pour cela (à noter que des billets combinés de la roue et du Liliputbahn ou d’autres attractions existent, ainsi que des tarifs pour les familles et diverses réductions, n’hésitez pas à jeter un œil sur le site). Le prix n’est probablement pas justifié par les quelques vitrines présentant les origines du parc d’attractions (« Venise à Vienne » en 1895) et il est clair que la Wiener Riesenrad fait payer son histoire et sa renommée. Toutefois pas d’inquiétude, il s’agira très certainement de la plus grosse dépense de votre visite, le reste des attractions coutant en moyenne 3 à 4 euros par adulte.

La Wiener Riesenrad (source : http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Austria_august2010_0234.jpg)

Voilà, maintenant, vous êtes à l’entrée du parc d’attractions du Prater, sur la place de la Riesenrad (Riesenradplatz). (Pour vous repérer, vous pouvez utiliser le plan mis à disposition par la société publique gestionnaire du parc.) Sur cette place, vous ne pourrez pas manquer le musée Madame Tussauds. Enfin, je veux dire par là que vous ne pourrez pas manquer ses publicités tapageuses, parce qu’en ce qui concerne son intérêt, ce musée présent dans à peu près toutes les grandes villes du monde ne mérite pas que l’on s’y attarde.

Juste à côté se situe l’attraction Vienna Airlines qui promet une simulation de vol au cœur de Vienne. Je doute que l’on soit ici en présence d’une attraction du niveau de Soarin’ Over California mais si vous l’avez essayée je suis preneur de vos commentaires !

Découvrez la suite lundi prochain, même heure !

Ajouter un commentaire

Le code HTML est affiché comme du texte et les adresses web sont automatiquement transformées.

La discussion continue ailleurs

URL de rétrolien : http://www.tb06.info/trackback/104

Fil des commentaires de ce billet