Un diner chez Ladurée

Comme vous l’aurez compris avec ce titre peu imaginatif, je vais vous relater le délicieux repas que j’ai eu la chance de prendre chez Ladurée, aux Champs-Élysées.

Avant même que la dégustation proprement dite commence, la soirée s’annonçait bien. Déjà, un vendredi soir de la fin du mois de mars, point d’attente pour entrer dans le célèbre établissement — célèbre autant pour ses macarons que pour la longueur de la file sur le trottoir. Ensuite, le fait d’avoir une réservation a permis de demander à être placé à l’étage, probablement plus calme que le rez-de-chaussée passant. Par chance, nous devions être les seuls à avoir réservé une table pour ce soir-là, car celle-ci donnait pile sur l’angle de l’avenue des Champs-Élysées et de la rue Lincoln. Remarquez, la décoration intérieure de la salle était également très belle, de sorte que même dos à la fenêtre c’était loin d’être désagréable.

Une serveuse asiatique très souriante et compétente s’est ensuite chargée de prendre la commande. Volontiers gourmand, j’opte pour le menu à 49 euros comprenant un grand choix d’entrées, plats, desserts ainsi que deux macarons en guise de mignardises. Décidé à manger des choses que je ne cuisinerais probablement pas chez moi et que ma cantine professionnelle pourrait encore moins m’offrir, je mets de côté le saumon fumé au citron, la soupe vichyssoise ou encore le duo pâtes-saumon. Ça devait probablement être très bon, mais j’ai préféré innover un peu — sans toutefois prendre de risque inutile : je ne suis pas candidat de Fear Factor !

En entrée, donc, un foie gras chaud accompagné de betteraves rouges sous diverses formes, plus ou moins relevées. Un mariage que je n’avais jamais eu l’occasion de tester mais qui s’est avéré fort réussi. Le foie gras était parfaitement poêlé ; un avis partagé par le connaisseur qui m’accompagnait. Le chutney de betterave délicatement épicé l’accompagnait très agréablement. Pour le plat, j’optais pour du poisson, avec un bar en croute d’amandes et courge doubeurre (ou butternut). Là encore, une association nouvelle pour moi mais dont j’ai adoré chaque bouchée. L’amande pilée ne s’arrêtait pas au poisson et rehaussait avantageusement la courge en petits dés. Notons que, dans l’assiette d’à-côté, la cuisson du ris de veau a été parfaitement respectée.

Pour le dessert, le grand amateur de chocolat — et peu friand de crèmes en tous genres — que je suis a opté pour la pâtisserie Élysées, dont la description faisait au moins une dizaine de fois usage des termes « chocolat » ou « cacao ». Pour tout dire, je m’attendais, à la lecture de la description, à avoir une multitude de petits desserts chocolaté, mais en réalité il s’agissait d’un seul et même gâteau qui ne pouvait pas me laisser regretter un instant. La succession de couches croquantes, dures, molles et plus ou moins cacaotées rendaient chaque bouchée de la dégustation pleine de surprises — au pluriel. À noter que, si j’ai eu satisfaction, il semble que quelques pâtisseries phares manquaient à l’appel à partir de 22 heures.

En résumé, côté cadre c’est parfait, et côté assiette c’est un excellent rapport qualité-quantité-prix. Quand est-ce qu’on y retourne ?

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